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Chapitre 36 - La grippe, un terroriste qui tait son nom... (La p'tite bonne nouvelle)



Si jamais j'attrape ce truc avec mon immunité de merde, je meurs direct sans passer par la maison de retraite. L' autre jour j étais à la pharmacie pour mon traitement anti hémorragie. Derrière moi y en avait une qui a failli cracher 30 fois ses poumons par terre. Celle qui était devant moi avec la pharmacienne prenait bien son temps pour raconter sa life. Je comprends pas les gens bavards comme ça.... J'avançais de plus en plus et à chaque fois j'avançais la mort vivante derrière moi avançait plus encore . Je me suis enturbannée dans mon écharpe. On ne voyait plus que mes yeux. Je sais que c'est interdit dans les lieux publics mais c'était une question de vie ou de mort !!! J'ai failli me retourner pour dire à la dame qu'elle devrait avoir au moins la décence de garder ses microbes pour elle au lieu de nous faire partager son mal être dans un élan malsain de solidarité. Mais j'ai eu peur qu'elle me tousse dessus à ce moment là. La pharmacienne a vu mon manège. Elle m'a souri et a essayé d'abréger la conversation avec la patiente précédente. Toutes ses tentatives vaines. L'autre relançait la conversation: Pilule contraceptive, ovules, bons voeux, politique, météo, tout y est passé. De temps en temps la précédente se retournait pour me sourire. Je lui souriais aussi mais elle ne me voyait pas puisque j'étais camouflée par la même très longue écharpe qui a failli m'étrangler l'autre jour quand elle s'est prise dans mon pédalier en revenant à vélo de ma séance de rééducation chez le kiné. Bref ce qui peut vous tuer peut vous sauver la vie aussi ! Après avoir payé une boite de lait infantile pour la collecte des restos du Coeur en plus de mes anti hémorragiques , je me suis enfuie sans même prendre le temps de ranger ma carte vitale. Cette façon de coller les gens m'a rappelé un jour de 1998 où faisant la queue à la caisse du leclerc Carpentras que je ne nommerai pas, un vieux satyre me collait. Je ne pouvais plus avancer à un moment donné, j'avais rogné chaque demi centimètre quand j'ai senti que celui de derrière me touchait. J'ai alors pris mon élan pour lui envoyer un énorme coup de coude dans l'estomac sans me retourner. Il s'est plié en deux en hurlant que je l'avais agressé. La caissière a regardé en l'air. Les agents de sécurité on failli s'arrêter en passant. Et au moment où j'ai dit bien fort: "ca t'apprendra à tripoter les jeunes filles dans les files d'attente vieux pervers !!!!" , ils ont rebroussé chemin. On m'a traitée d' hystérique, le pervers voulait porter plainte, j'ai réclamé la vidéo du magasin, l'autre a vite arrêté de meugler, les agents de sécurité sont allés voir plus moins si j'y étais, la caissière a continué de faire comme si de rien, j'ai payé et j'ai conclu en lui conseillant de penser à garder ses distances à l'avenir. Personne n'a levé le petit doigt, mais je peux vous dire que celui qui va me violer dans un train ou celle qui va me refiler sa grippe à la pharmacie ne sont pas encore nés. Mon père m'a appris à survivre en milieu hostile dès l'enfance. Réveil au clairon, entrainement au tir et au jet de grenades au plâtre, braconnage pour le dîner, comptine pour s'endormir qui n'était autre qu'un chant de la légion étrangère, tactique d'évitement de l'ennemi, lecture sur les camps de concentration dès 10 ans, et j'en passe... Alors c'est pas un obsédé ou une zombie à la pharmacie qui vont me faire peur !!! Bref, après avoir survécu à un sanglier contaminé qui attaque mes muscles, c'est pas une attaque de grippe aviaire ou espagnole qui aura raison de moi. Même une grippe viking, à mon avis. Ceci dit, messieurs dames qui êtes grippés, vous seriez bien aimables de ne pas provoquer d'attentat bactériologiques ni dans les maisons de retraite, ni dans les transports en commun, ni dans aucun lieu public à votre convenance. Et pensez à tousser dans votre coude comme préconisé par marissol tourraine. Vous remerciant par avance pour le soin que vous apporterez à la présente, dans l'attente, veuillez agréer l'expression de ma plus profonde gratitude.



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