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Si jamais j'attrape ce truc avec mon immunité de merde, je meurs direct sans passer par la
maison de retraite. L' autre jour j étais à la pharmacie pour mon traitement
anti hémorragie. Derrière moi y en avait une qui a failli cracher 30 fois ses
poumons par terre. Celle qui était devant moi avec
la pharmacienne prenait bien son temps pour raconter sa life. Je comprends
pas les gens bavards comme ça.... J'avançais de plus en plus et à chaque fois
j'avançais la mort vivante derrière moi avançait plus encore . Je me suis
enturbannée dans mon écharpe. On ne voyait plus que mes yeux. Je sais que
c'est interdit dans les lieux publics mais c'était une question de vie ou de
mort !!! J'ai failli me retourner pour dire à la dame qu'elle devrait avoir
au moins la décence de garder ses microbes pour elle au lieu de nous faire
partager son mal être dans un élan malsain de solidarité. Mais j'ai eu peur
qu'elle me tousse dessus à ce moment là. La pharmacienne a vu mon manège.
Elle m'a souri et a essayé d'abréger la conversation avec la patiente précédente.
Toutes ses tentatives vaines. L'autre relançait la conversation: Pilule
contraceptive, ovules, bons voeux, politique, météo, tout y est passé. De
temps en temps la précédente se retournait pour me sourire. Je lui souriais
aussi mais elle ne me voyait pas puisque j'étais camouflée par la même très
longue écharpe qui a failli m'étrangler l'autre jour quand elle s'est prise
dans mon pédalier en revenant à vélo de ma séance de rééducation chez le
kiné. Bref ce qui peut vous tuer peut vous sauver la vie aussi ! Après avoir
payé une boite de lait infantile pour la collecte des restos du Coeur en plus
de mes anti hémorragiques , je me suis enfuie sans même prendre le temps de
ranger ma carte vitale. Cette façon de coller les gens m'a rappelé un jour de
1998 où faisant la queue à la caisse du leclerc Carpentras que je ne nommerai
pas, un vieux satyre me collait. Je ne pouvais plus avancer à un moment
donné, j'avais rogné chaque demi centimètre quand j'ai senti que celui de
derrière me touchait. J'ai alors pris mon élan pour lui envoyer un énorme
coup de coude dans l'estomac sans me retourner. Il s'est plié en deux en
hurlant que je l'avais agressé. La caissière a regardé en l'air. Les agents
de sécurité on failli s'arrêter en passant. Et au moment où j'ai dit bien
fort: "ca t'apprendra à tripoter les jeunes filles dans les files
d'attente vieux pervers !!!!" , ils ont rebroussé chemin. On m'a traitée
d' hystérique, le pervers voulait porter plainte, j'ai réclamé la vidéo du
magasin, l'autre a vite arrêté de meugler, les agents de sécurité sont allés
voir plus moins si j'y étais, la caissière a continué de faire comme si de
rien, j'ai payé et j'ai conclu en lui conseillant de penser à garder ses
distances à l'avenir. Personne n'a levé le petit doigt, mais je peux vous
dire que celui qui va me violer dans un train ou celle qui va me refiler sa
grippe à la pharmacie ne sont pas encore nés. Mon père m'a appris à survivre
en milieu hostile dès l'enfance. Réveil au clairon, entrainement au tir et au
jet de grenades au plâtre, braconnage pour le dîner, comptine pour s'endormir
qui n'était autre qu'un chant de la légion étrangère, tactique d'évitement de
l'ennemi, lecture sur les camps de concentration dès 10 ans, et j'en passe...
Alors c'est pas un obsédé ou une zombie à la pharmacie qui vont me faire peur
!!! Bref, après avoir survécu à un sanglier contaminé qui attaque mes
muscles, c'est pas une attaque de grippe aviaire ou espagnole qui aura raison
de moi. Même une grippe viking, à mon avis. Ceci dit, messieurs dames qui
êtes grippés, vous seriez bien aimables de ne pas provoquer d'attentat
bactériologiques ni dans les maisons de retraite, ni dans les transports en
commun, ni dans aucun lieu public à votre convenance. Et pensez à tousser
dans votre coude comme préconisé par marissol tourraine. Vous remerciant par
avance pour le soin que vous apporterez à la présente, dans l'attente,
veuillez agréer l'expression de ma plus profonde gratitude.
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