Pages

Chapitre 35 - Le vide par le feu (La p'tite bonne nouvelle)


Jeudi 9 juin 2016 19:03


Une fois n'est pas coutume... Des nouvelles plutôt déconcertantes. Ce matin mon fils passait son bac d'histoire à Nîmes et j'avais rdv à l'hôpital de Nîmes pour le résultat de mes 30 fioles de sang. Si vous n'avez pas raté les épisodes précédents, je n'ai plus de mari pour me conduire. J'ai donc profité de la conduite accompagnée de mon fils. Bref tout se présentait pour le mieux. Le professeur ouvre mon dossier informatique et me demande : Vous êtes bien formatrice transports ? Lisez vous même. Rapport d'incident transport: Le camion qui transportait les échantillons de Mme Jalabert a brûlé dans un incendie. Résultats indisponibles. 
Le comble. Je croyais avoir déjà tout vu mais là je ne m'y attendais pas. Résultat des non résultats: On prend les mêmes et on recommence. Je dois y retourner mardi pour refaire 30 fioles. Quoique... J'ai bien failli rester sur place. Suite à ma demande de divorce, mon mari a bien voulu , dans un élan de bonté infinie, de mansuétude, de philantropie et de respect pour son épouse malade, me donner satisfaction à la condition expresse que je lui rende le véhicule qui nous appartient à tous les 2 vu la carte grise. En échange il me prête sa camionnette de 1993 qui n'a jamais dépassé les 80km/h et 60 dans les côtes, sans clim, pour que je puisse me rendre à mes rdv médicaux quotidiens. J'ai bien vérifié le gabarit du véhicule à l'entrée du parking Vinci. Le seul et l'unique parking existant. Je suis rentrée sans encombre. Mais au moment de ressortir, 200 mètres avant la barrière de sortie, il y a juste un petit malin qui a eu une idée fort ingénieuse: rabaisser la hauteur du plafond avec des tuyaux. Impossible de sortir. Là ça faisait un peu beaucoup pour une seule journée. Un monsieur est passé, je lui ai demandé de prévenir à la borne de sortie et de dire au gestionnaire du parking que s'il ne faisait rien, je bloquais la sortie et j'abandonnais le véhicule. 5 minutes plus tard, une dame de Vinci arrive et me dit que si je suis entrée forcément que je peux sortir. C'est logique. Je lui montre alors le conduit, elle vérifie, ben oui ça passe pas... Évidemment que ça passe pas, sinon je serais déjà plus là, surtout que je suis venue pour rien. Elle me propose de faire tout le parking en colimaçon en marche arrière sur 2 étages.  Sans blague. Je coupe le moteur, j'enlève les clés et je lui souhaite bonne chance. Mon futur ex mari avait mis mon vélo dans la camionnette pour me le rendre. J'ouvre la porte arrière et je lui dis moi je m'en fous je pars à vélo. Gros coup de bluff. Je vois pas combien de mètres j'aurais pu faire en vélo. Et un jour de grève des trains en plus !!! Finalement elle a conduit en prenant tout en sens interdit et quelques blocs de béton plus tard et quelques plates excuses au nom de Vinci, j'étais dehors . Elle a admis que le gabarit indiqué était faux. Bref, à part ça le professeur veut l'avis de la pitié salpêtrière. La pitié tout court m'aurait largement suffi pour aujourd'hui. La p'tite bonne nouvelle c'est que 3km plus loin j'ai récupéré mon fils qui a très bien passé son bac d'histoire. Sinon ça va, très contrariée, stressée et fatiguée, hâte d'arriver au bout de beaucoup de choses en suspens. Heureusement demain je vois l'acupunctrice. Je peux à peine marcher ce soir. Elle va débloquer tout ça j'en suis sûre...
Voilà c'était les dernières non nouvelles d'un aller retour Nîmes qui aura duré 9heures. Finalement en vélo ça aurait pas pris plus de temps pour quelqu'un en forme.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire